| La Loreley | Nuit rhénane |
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| à Jean sève
À Bacharach il y avait une sorcière blonde Devant son tribunal l'évêque la fit citer
Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la
Vierge Mon amant est parti pour un pays lointain Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là L'évêque fit venir trois chevaliers avec
leurs lances Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut Pour me mirer une fois encore dans le feuve Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley |
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme Debout chantez plus haut en dansant une ronde Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire |
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Alcools (publié en 1917)
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