L'Alsace de 1715 à 1870

Chapitre 3 - Le XIX° siècle

Au XIX° siècle, l'Alsace est acteur de la révolution industrielle, malgrès les méandres politiques.

La révolution industrielle

La mécanisation se généralise dans les entreprises, la région mulhousienne où l'on trouve filatures et fabrique d'indienne dès 1822, étant le moteur du développement industriel haut-rhinnois. La ville est devenue un foyer d'expérimentation et d'innovation dans les domaines techniques et chimques. Dès 1826, on y rencontre des lieux d'échange et de réflexion sociale.

Le canal du Rhône au Rhin est achevé en 1834. En 1839, on construit de la voie ferrée Mulhouse-Thann, la première ligne ferroviaire d'Alsace, une réalisation due à l'industriel mulhousien Nicolas Koechlin, fondateur par ailleurs d'une maison d'impression sur étoffes. En 1838, ce grand capitaine d'industrie obtient la concession du chemin de fer Strasbourg-Bâle, prodigieuse aventure achevée en 1841. Nicolas Koechlin mourut en 1852. La première locomotive circulant sur le trajet Mulhouse-Thann fut construite dans l'atelier de fonderie et de mécanique créé en 1836 par André Koechlin. Elle portait le nom de "Napoléon".

Le Second Empire voit un fort développement économique notamment à Mulhouse, berceau de l'industrie alsacienne. En 1853,le canal de la Marne au Rhin est inauguré. Grâce au développement de l'industrie, Mulhouse devient un centre économique très actif.

Jusqu'en 1870, l'Alsace a suivi la révolution industrielle, produisant des 'indiennes', des textiles, de la mécanique, des brasseries et du sucre. L'agriculture traditionnelle c'est maintenue en Alsace.

Méandres politiques

La Restauration est accueillie avec réserve en Alsace. La Monarchie de Juillet rencontre un écho plus favorable, d'autant plus lorsque le roi Louis-Philippe vint prononcer à Strasbourg un discours en allemand, le pouvoir étant accaparé par les dynastie négociantes, bancaires ou industrielles.

L'instruction est aussi en pleine mutation. A partie de 1833 (Loi Guizot), un mouvement de construction d'écoles gagne l'Alsace.

En 1848, les Alsaciens votent plutôt républicain et approuvent le plébiscite de Louis Napoléon Bonaparte, bénéficiant de l'image mytique de son oncle.

Sous le Second Empire, l'opinion est sensible au prestige de la politique extérieure (Crimé en 1854-1855, Italie en 1859) allant de pair avec une centralisation, illustré par l'ouverture en 1852 de la voie férrée Paris-Strasbourg. Le régime autoritaire muselant l'opposition et la presse s'assouplit pour évoluer vers une politique libérale à partir de 1867.

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© Alain LORANGE - 2001 (maj 12.12.2002)