Le renouveau littéraire

[17e / 18e / première moitié du 19e siècle]

Le début du 17e siècle marque un déclin pour la littérature en Alsace.
Après une période de transition, il faut attendre la 2ème moitié du 18e siècle et le début du 19e pour voir un renouveau.

 

2 points sont à souligner :

1°) apparition d'une littérature d'expression française.

La BARONNE D'OBERKIRCH (1754-1803) inaugure la lignée des écrivains alsaciens d'expression française.
Dans ses Mémoires elle évoque la société de son époque et les personnages illustres qu'elle a côtoyés à Paris, Versailles, Strasbourg.

Cette littérature d'expression française va se développer.
Pourquoi?
Avec l'Empire (Napoléon 1er), l'intégration dans la communauté nationale se fait mieux qu'avec la royauté:
- fierté et hauts faits de l'épopée napoléonienne (cf. popularité du prince Poniatowski, maréchal d'Empire, représenté par des sous-verres).
- période de progrès pour la région grâce au système administratif, économique et scolaire (cf. action du Préfet Lezay Marnésia).

ERCKMANN (1822-1899) et CHATRIAN(1826-1890), qui traduisent avec réalisme les modes de vie et les aspirations profondes de la population alsacienne, dans des oeuvres comme L'AMI FRITZ, UN CONSCRIT DE 1813 et MADAME THÉRÈSE.

2°) apparition d'une littérature d'expression dialectale au sens moderne du terme.

Jean-Georges Daniel ARNOLD (1780-1829) marque avec son DER PFINGSMONTAG, Lustspiel in Strassburger Mundart (1816), le début d'une littérature dialectale au sens moderne du terme. Cette comédie fournit un tableau de la bourgeoisie strasbourgeoise de l'époque et de son parler.

 

Ainsi la vie culturelle et littéraire en Alsace se trouve définitivement entraînée dans le dilemme fatal de la double culture qui la rendra tour à tour suspecte aux partisans de la germanisation et à ceux de la francisation.

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© Alain LORANGE - 2001 (maj 12.12.2002)