Grève des Curés 1716-1736 (Taxe sur le papier)

Une question sur le groupe de discussion FGW-CGW-Picardie en début février 2010, a retenu mon attention, d'ou ce petit dossier

Philippe Couka a constaté ces trous de 1716 à 1736, surtout en Eure-et-Loir et c'est interrogé ; est-ce que les actes étaient tout de même rédigés et stockés quelque part?

Cette grêve des curés a été "nationale" ou plutôt "royale" car elle concerne toute (ou presque) le royaume suite à l'augmentation des taxes sur le papier destiné aux BMS.

Les curés de toutes les régions du royaume ont refusé d'enregistrer tout ou partie des BMS entre 1716 et 1736 pour protester contre les taxes sur le papier auxquelles ils étaient assujettis. A priori seul la collection à remettre au baillage, aujourd'hui collection du greffe, a été affectée. La collection destinée à la paroisse, aujourd'hui collection communale, a été normalement tenue.

On retrouve ce même "trou" dans pratiquement toutes les régions dépendantes de Louis XV, ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe aucun registre. En effet, c'est la copie destinée au baillage qui n'a pas été remplie, mais celle de la paroisse l'a été, il y a donc de grandes chances de la retrouver dans les archives communales actuelles, sauf destruction accidentelle.

Il faut bien savoir que la plupart des communes conservent les originaux et ne les transmettent pas aux AD, car celà n'est obigatoire que pour les communes de + de 2000 habitants. Allez donc dans les mairies et vous découvrirez des trésors.

Ceci peut expliquer les lacunes des registres mis en ligne s'il s'agit de la collection du greffe. Les relevés réalisés par les associations pour cette période ont pu l'être à partir de la collection communale. Certaines AD empruntent (au minimum...) les registres aux mairies à fin de numérisation et de complément de la collection du greffe. Dans le cas contraire il faut trouver le lieu de conservation de cette collection, mairie ou AD, et aussi trouver un colistier pour une recherche sur place.

Selon Gaston Ledoux mentionne un prêtre breton qui avait indiqué à la fin d'un registre :
" Je n'ai pas mentionné tous les baptêmes et toutes les sépultures, loin s'en faut ! Dieu me pardonnera peut-être"
Alors, il faut chercher tout en sachant que c'est peine perdue !

Dans certains actes de mariage de cette époque ville les hommes présents sont cités mais on n'indique nullement les patronymes de la mère de chaque marié, d'ou des difficultés supplémentaires.

Source : Groupe Discussion Yahoo France fgw-cgw-picardie